L’homme sans sommeil

d’Antonio Lanzetta

(février 2024 aux éditions Méra – 380 pages)

Bruno, âgé de treize ans, est à l’orphelinat de Pietra di San Michele tenu par des soeurs complices de l’infâme père Mario.

Grand, maigre et malheureusement incontinent, il est le souffre-douleur de ses camarades.

Et un jour, une voix et des poings s’élèvent pour prendre sa défense envers et contre tous. Il s’agit de celle de Nino qui deviendra son meilleur ami, le frère qu’il n’a pas eu la chance d’avoir.

Puis l’été arrive, et des travaux à l’extérieur, qui les éloignent quelques temps de leur triste condition, changeront alors leurs vies pour toujours.

Antonio Lanzetta surnommé
le < Stephen King italien > fait partie du renouveau qui s’amorce dans le thriller italien
Son premier roman. Le mal en soi, traduit et publié en France, au Canada et en Belgique par Bragelonne, est nommé par le Sunday Times comme l’un des cinq meilleurs thrillers étrangers de l’année 2017. Écrivain, musicien, chroniqueur littéraire,
Lanzetta alterne les points de vue et les époques avec
beaucoup de rythme et un sens
affûté de l’intrigue pour mieux semer le doute au cour d’une
Italie rurale, profonde, tour à tour cuite par le soleil et détrempéepar la pluie, l »Italie du Sud, où il a grandi et vit aujourd’hui. (source éditions Mera).

Dans L’homme sans sommeil, le lecteur se prendra de suite d’affection pour Bruno et Nino. Ces enfants, au lourd passé, connaîtront des moments difficiles jusqu’à l’ombre d’une cave. Et lorsque la lumière éclairera peu à peu leurs vies, une atmosphère inquiétante flottera toujours autour d’eux.

Antonio Lanzetta joue avec l’émotion que le lecteur peut ressentir pour les deux garçons. On a envie de voir que tout va bien aller pour eux. Il nous tient également avec une ambiance mystérieuse. On veut comprendre et savoir ce qui se passe réellement, et où tout cela va mener les personnages, peu importe l’issue.

Antonio Lanzetta est surnommé le Stephen King italien et quand on lit L’homme sans sommeil, on comprend aisément pourquoi.

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Comments (

2

)

  1. Collectif Polar : chronique de nuit

    J’en entends pas mal parlé dernièrement …

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    1. Fanny H

      J’ai vraiment beaucoup aimé. C’était mon premier de l’auteur mais pas mon dernier.

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