Les mutilées
de Vincent Villa
(mai 2026 en auto-édition – 359 pages)

Emilie a pris une décision grave mais il fallait à tout prix qu’elle la prenne. Elle va emmener sa fille de sept ans, Léa, et partir afin que cette dernière ne puisse plus retourner chez son père.
Une autre mère, une autre enfant, Jeanne et Zoé, qui doivent, elles aussi, fuir un bourreau.
Des pédophiles qui se positionnent en victimes, une justice à deux vitesses, pour les mères et leurs enfants meurtrient dans leur chair, la vérité est extrêmement difficile à faire entendre.

Originaire du Tarn-et-Garonne, diplômé de Sciences-Po et du Centre de formation des journalistes, Vincent Villa est journaliste à L’équipe. Il est passionné de littérature policière depuis l’adolescence et écrire est un rituel de chaque jour. Le cimetière des enfants perdus est son 5ème roman après Je mangerai ton coeur, 2020, Paradiction, 2021, #Je suis Lilly, 2022 et ADHAINE, 2023.
« Sous la double tyrannie de l’urgence et de la terreur » une phrase choc, à l’heure où nos politiques prennent des décisions encore bien largement insuffisantes, et sont incapables de réellement prendre en considération cette horreur et ce drame que vivent ces enfants et ces familles.
Sans doute que les uns ne sont pas concernés, donc ce n’est pas leur priorité, ni leur problème. Et les autres sont peut-être des prédateurs eux-mêmes…
Dans son dernier livre, Vincent Villa met l’accent sur les failles et le manque d’humanité de la justice en France. Vous savez, le pays des droits de l’Homme…
Tout est extrêmement détaillé côté procédure. On apprend énormément sur le comportement et la façon de travailler des différents intervenants, sur les examens médicaux, etc.
On ne peut qu’imaginer le drame que vivent ces parents en découvrant l’inimaginable, l’innommable, de ce que l’on a fait subir à leur enfant. Ils se retrouvent souvent face à des murs, face à des personnes dépourvues d’intégrité morale, d’empathie, de compassion, de compréhension et de professionnalisme. Et il faut alors un courage sans faille. Un courage inégalable pour affronter les rouages de la machine judiciaire.
On parle de plusieurs années de manque de formation des services. Même si petit à petit, cela commence à arriver, on en est très loin et les moyens mis en œuvre actuellement sont bien loin d’être suffisants.
Il est alors parfois facile de parler d’aliénation parentale, d’où l’importance d’avoir de réels professionnels capables à l’écoute.
Ce n’est pas la première fois qu’il prend la défense de la cause féministe (lire l’excellent #JesuisLilly).
Dans Les mutilées, Vincent Villa nous montre dans quel piège sournois et pervers peuvent parfois tomber les femmes, et ce piège se nomme emprise.
Même si ces dernières ont déjà été fragilisées par un passé difficile, elles peuvent, une fois de plus, se laisser bercer d’illusions et sombrer de nouveau.
La famille et les vrais amis sont alors de réels soutiens. Mais tout le monde n’a pas cette chance, beaucoup d’entre elles se retrouvent seules face à leurs bourreaux.
Malgré tout, certaines se rebellent envers et contre tous et sont considérées comme des criminelles, alors qu’elles ne défendent que leurs progénitures ; les violeurs se font passer pour des victimes, et ça fonctionne.
Vincent Villa met également en avant l’importance de la parole de l’enfant. Parfois, lorsque celui-ci, dans un moment de confiance parle, lâche un mot ou deux, cela n’est jamais anodin et doit être pris en compte impérativement.
Ce que décrit l’auteur, lorsque les enfants sont obligés de retourner chez le parent incestueux est terrible… ces enfants pensent à mourir pour échapper à leurs agresseurs.
Il y a, heureusement, une solidarité qui se met en place mais qui doit demeurer dans l’ombre. Le danger vient aussi des réseaux pédocriminels ultra-organisés.
Difficile pour les victimes, quand la justice ne bouge pas, d’enquêter ou de ne pas faire justice soi-même.
Les mutilées ou le cauchemar à l’état pur… Le diable n’a rien à apprendre aux hommes.
Merci à Vincent Villa pour sa confiance et son amitié

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