Les larmes d’Isabela
de Gérard Coquet
(Mars 2026 – Collection noire chez M+ éditions – 386 pages)

Eté 1946, à Madrid, Juan attend Victor Zabaleta, une affaire importante à régler.
De son côté, le commissaire de la Brigada de Investigacioʻn Criminal, Ramoʻn Gutiérrez, se prépare pour se rendre sur la tombe de sa femme, Marta.
Suintant le franquisme, une époque où le pouvoir s’allie à la vengeance et les exécutions, ainsi sont Les larmes d’Isabela.

Gérard Coquet est connu pour avoir écrit plusieurs romans à succès sous le pseudonyme de Page Comann, qu’il partage avec lan Manook. Ce duo d’auteurs a signé Souviens-toi de Sarah, OUTAOUAIS et Le bomian, salués pour leur puissance romanesque et leur écriture captivante.
En choisissant cette période espagnole et portugaise, avec l’année 1946 et celles qui suivent, Gérard Coquet s’attaque à une partie de l’histoire plutôt méconnue et complexe.
Nous pénétrons au coeur d’un contexte politique extrêmement tendu avec, à sa tête un dictateur, le général Francisco Franco.
Dans Les larmes d’Isabela, les personnages sont emblématiques et l’atmosphère sous tension permanente, telle qu’elle devait être a l’époque, et est parfaitement retranscrite immergeant totalement le lecteur.
L’auteur nous décrit comment les uns et les autres se battent pour s’en sortir, peu importe les moyens utilisés. Trahisons, crimes et tortures font désormais partie de leur quotidien.
Il évoque aussi la dangerosité des infiltrations au sein de divers groupuscules.
On reconnait bien là la signature de l’auteur avec sa multitude de personnages accompagné d’un travail de recherches très approfondi et son souci du détail.
Sur fond d’un régime d’oppression, des hommes et des femmes qui essayent, tant bien que mal, de survivre quitte à choisir l’exil.
Merci à Virginie Guillard et à Gérard Coquet



Laisser un commentaire