Le Village
de Franck Thilliez, Niko Tackian, Kamil Kochanski et Facio
(novembre 2025 aux éditions Delcourt – 168 pages)

Dans la vallée du mont Aiguille, un pêcheur fait la découverte horrible de plusieurs cadavres.
La lieutenant Sarah Minsk de la SRPJ de Grenoble est chargée de l’enquête de cette affaire hors-norme. Il s’agit de trente cadavres portant des blouses d’hôpital psychiatrique.
Un tueur insaisissable, une centrale électrique, des tatouages sous forme d’équations, le mal à l’état brut rôde…

Kamil Kurt Kochanski est graphiste, dessinateur de comics et animateur.
Il a travaillé dans une grande variété de styles et il a toujours participé à toutes les étapes de production, du début à la fin : conception, peinture numérique, storyboard, animatique, prévisualisation (previs), animation 2D, compositing. (Source Linkedin)
Niko Tackian est l’un des grands romanciers du noir français. Ses romans, qui séduisent par leurs ambianees originales et poignantes, ont été récompensés entre autres par le Prix Polar des bibliothèques à Cognac, le Prix Polar Sud-Ouest, le Prix de la Ligue de l’imaginaire, le Prix du Polar des Petits Mots des Libraires. (source Calmann-Lévy)


Né en 1973 à Annecy, Franck Thilliez est un écrivain et scénariste français spécialisé dans les thrillers. Connaissant le succès grâce aux enquêtes de son commissaire Franck Sharko et de l’inspectrice Lucie Henebelle, il est l’un des auteurs du genre les plus vendus en France. (source Fnac)
Hugo Sebastian Facio est illustrateur et coloriste pour Soleil et Le Lombard. Originaire de Guadalajara au Mexique, il y vit et travaille toujours. (source Babelio)

Avec Le Village, dès le début, bien avant la première image, le ton est donné avec le premier chapitre intitulé Trente cadavres. Et comment ne pas penser à L’Île aux trente cercueils de Maurice Leblanc.
Pertinemment, avec Frank Thilliez, ce titre peut prendre l’image d’horreurs insoutenables et on sait que le côté mystique de Niko Tackian va ajouter une part de mystère supplémentaire.
On retrouve le goût de Franck Thilliez pour les énigmes et la façon de laisser flotter quelque chose d’indescriptible dans l’air de Niko Tackian.
Une fois de plus, ce dernier fait un clin d’œil à sa femme avec le nom de la lieutenant Sarah Minsk, qui fait référence à la talentueuse scénariste Sarah Kaminsky.
L’histoire est découpée en plusieurs parties, découpée comme l’espace- temps, les corps retrouvés ou comme ce visage sur la couverture qui s’ouvre sur un autre visage encore et encore dans une vision cauchemardesque.
Franck, c’est l’horreur à l’état brut et en pleine lumière, Niko, c’est l’horreur dans l’ombre, qui guette afin de nous surprendre tout en surgissant de derrière un arbre ou une colline. Les dessins de Kamil Kochanski associés aux couleurs d’Hugo Sebastian Facio, dont ce rouge sang, donnent un résultat visuel incroyable.
Mais le plus épouvantable dans Le Village, ce ne sont pas ces scènes macabres ou cette atmosphère pesante et étouffante, c’est la réalité que prend l’Humanité en pleine face.
Ce que dégage cette association de talents est terrifiante. Le Village, une bande dessinée réellement des plus flippante.



Laisser un commentaire