Rencontre autour de l’auteur Ludovic Bertin

En 2022, j’ai eu le plaisir de jouer dans la pièce de Paul Colize, Devant dieu et des hommes, à Vendeville, à l’occasion des quinze ans du Salon du Polar de Templemars. C’est là que j’ai fait la connaissance avec l’auteur Ludovic Bertin, que j’ai retrouvé le jour du salon. Il y a quelques jours, je vous faisais le retour de son dernier roman Blood Horns.

Ludovic Bertin (photo Emmanuelle Depecker pour La Voix du Nord)

L’auteur fait partie de l’association carnavalesque, les Kiekeun Reusche, qui apportent chaque année leur soutien aux Restos du cœur.

En 2022, Ludovic a été choisi par les Bibliothèques de Dunkerque pour assurer la présidence du jury du prix Juledmond.

L’auteur a bien voulu se prêter au jeu des questions afin que vous puissiez mieux le connaitre.

Comment es-tu devenu auteur, quand et surtout pourquoi ?

Je suis avant tout lecteur, enfin, plutôt boulimique d’histoires sous toutes les formes : romans, BD, séries, films… Et à force de consommer des récits, quelques scénarios ont fini par germer dans un coin de ma tête. C’est comme cela que m’est venue, petit à petit, l’idée de me lancer dans l’écriture, il y a une douzaine d’années maintenant.

Blood Horns, pourquoi ce sujet ?

Le projet est né suite à un sejour en Namibie, en 2017. Je n’y étais pas parti dans la perspective d’écrire un roman, mais en y découvrant les paysages, les animaux, les gens… rédiger un récit qui s’y déroulait m’a vite paru évident. J’ai longuement laissé mûrir tout cela, car j’avais d’autres publications en attente, mais aussi parce que je voulais prendre le temps de me documenter pour coller à la réalité de ce pays.

Que peux-tu nous dire sur Blood Horns pour donner envie aux lecteurs de le lire ? (En plus de ma super chronique bien sûr !)

Dépasser l’intérêt déclenché par ta chronique ne sera pas simple mais je vais essayer…
Tout d’abord, ce roman est l’occasion de parcourir le sud de l’Afrique, son mode de vie très éloigné du nôtre et ses paysages à couper le souffle. On y découvrira aussi le braconnage des rhinocéros et le trafic de leurs cornes, moins médiatisé que celui de la drogue ou des armes, mais tout aussi lucratif et immonde. Le tout sans descriptions sanglantes ou sordides du sort de ces animaux, mais avec un enchaînement d’actions que j’ai voulu plutôt relevé… et apparemment avec réussite, puisque plusieurs lecteurs m’ont dit avoir trouvé le rythme du roman et ses « décors » très cinématographiques. Ces remarques m’ont fait plaisir, car c’était exactement à ce résultat que je voulais aboutir : un roman d’aventures en Technicolor !

As-tu choisi le nom et la couverture (que j’aime beaucoup) ?

Je ne dois pas être très doué pour trouver les titres de mes romans, car mes éditeurs en suggèrent toujours d’autres… et Blood Horns n’a pas fait exception à la règle. Ce titre est donc le fruit d’une réflexion avec LBS : en anglais – car la Namibie est officiellement anglophone – court et évocateur du contenu. Quant à la couverture, c’est LBS qui en a géré entièrement la conception et je n’ai pas été déçu !

Quel autre sujet aimerais-tu traiter ?

Il y en a énormément… j’aime beaucoup m’intéresser à un lieu précis, à une époque, un microcosme culturel ou professionnel que je découvre autant que je les fais découvrir. J’hésite d’ailleurs, pour mon prochain projet, entre deux sujets totalement différents.

Sur quoi travailles-tu actuellement ?

Je viens de terminer un roman jeunesse, qui reprend les personnages de mes deux Polars en Nord Junior. J’ai depuis commencé à prendre des notes, qui devraient devenir le manuscrit d’un polar à venir, mais c’est encore très embryonnaire… je n’en dis pas davantage par superstition, mais aussi parce que, comme je viens de le dire, j’hésite encore entre deux thématiques.

Quel est ton livre de chevet en ce moment ?

Eh bien c’est « Le meilleur de mondes selon Mark Zuckerberg », de Stéphane Nolhart.

Qui sont tes auteurs préférés ?

Dans le domaine du polar, mes références sont nombreuses et variées : Frédéric Dard, dont les romans noirs sont très sous-estimés, et bien des auteurs contemporains comme Paul Colize, Olivier Norek ou Ghislain Gilberti. Mais je ne lis évidemment pas que du policier et je me régale tout autant avec un Philippe Jaenada, un Pierre Lemaitre ou un bon vieux Stephen King !

As-tu des salons de prévus prochainement ?

J’ai fait beaucoup de salons en 2022 pour promouvoir Blood Horns, et je souffle un peu depuis la fin de l’été. Mais je vais certainement en retrouver quelques-uns au printemps, car le contact avec les lecteurs me manque déjà. Avec les lecteurs et les auteurs, d’ailleurs, car l’écriture est une pratique très solitaire, et les salons du livre sont une des seules occasions que nous avons de nous rencontrer.

Que peut-on te souhaiter pour 2023 ?

La sortie d’un nouveau polar jeunesse, d’autres projets qui avancent, des salons sympa avec des rencontres intéressantes… et que Blood Horns continue à trouver ses lecteurs. Ce serait déjà un beau programme, je pense !

Merci Ludovic d’avoir répondu à mes questions, je suivrai ton actualité, à bientôt !

Et voici en exclusivité la prochaine aventures des Quat’Quarts.

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Comments (

3

)

  1. Collectif Polar : chronique de nuit

    Merci pour cette rencontre et cet entretien
    ma chère Fanny

    Aimé par 1 personne

    1. Fanny H

      De rien😘

      Aimé par 1 personne

      1. Collectif Polar : chronique de nuit

        😘

        J’aime

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